Ce que j'ai dit sur... le Co-Développement

Publié le par Nicolas Gatineau

« Elle est là l’utopie réalisable de ce siècle : que les pays pauvres et notamment ceux d’Afrique sortent de la misère grâce à un co-développement mieux pensé, plus solidaire et plus efficace. C’est là que se situe la vraie réponse au problème des migrations de la misère. C’est là qu’il faut remettre de la morale universelle. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« Il faut repenser de fond en comble la coopération et l'aide au développement »

« Il faut repenser de fond en comble la coopération et l'aide au développement, en se concentrant sur quatre enjeux majeurs : l'eau, l'école, l'environnement, la santé, et en favorisant les micros-crédits. Les femmes sont aux avant-postes de ces sujets. En Afrique, elles assurent 98 % du travail de la terre mais bénéficient seulement de 5 % des aides. Il faut court-circuiter les Etats corrompus et aller directement vers les sociétés, notamment les réseaux de femmes. C'est une utopie réalisable. »
Le Monde, 22-23  juin 2006


Le principe de transparence vaut aussi en France :

« Trop longtemps la politique étrangère et la politique d’aide au développement ont été confisquées par quelques experts. Il faudra de la transparence, il faudra débattre publiquement de ces questions car les Français ont le droit de savoir et de participer aux décisions qui les concernent. Ils ont le droit de savoir où va cet argent, comment il est utilisé, avec quelles garanties contre les gaspillages, contre la corruption et contre le détournement des aides. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« Il faudra cesser de plaquer sur les autres pays des modèles de développement dépassés dont nous ne voulons plus chez nous »

« Il faudra aussi cesser de plaquer sur les autres pays des modèles de développement dépassés dont nous ne voulons plus chez nous. Pourquoi, par exemple, l’énergie solaire est-elle si peu utilisée au Sud ? Au nom de quoi imposer des modèles basés sur les énergies fossiles alors que ces pays pauvres ont une énergie gratuite ? »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


Même raisonnement pour les circuits de l’aide :

« Il y a des choses intelligentes à faire en direct avec les gens, avec des circuits courts. Le concept du circuit court est applicable partout. Il est applicable en France. On le fait (…) dans nos régions en termes d'aides agricoles avec circuit court, directement avec les agriculteurs, pour l'agriculture biologique, pour les mutations agricoles. C'est pareil dans les pays pauvres ; les aides au circuit court, c'est tellement important que l'aide des pays riches arrive directement aux gens qui en ont besoin. »
Rennes, 29 juin 


Les femmes ont un rôle moteur à jouer :

« Le co-développement doit respecter le potentiel de ces régions et associer directement les populations concernées, en s’appuyant en particulier sur les femmes qui, dans certains pays, accomplissent 90% du travail de la terre mais n’ont droit qu’à 5% des crédits bancaires. Comment peuvent-elles se débrouiller ? Il faudra favoriser les micro-crédits, les partenariats directs, les circuits courts et leur contrôle, pour que l’argent aille là où il est bien utilisé, là où il est utile pour construire des écoles, pour réaliser des adduction d’eau, pour doter les villages et les familles d’équipements comme les réchauds fonctionnant à l’énergie solaire qui permettent de faire reculer la déforestation qui aggrave la sécheresse et la pauvreté. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« La question de l'immigration ne peut pas être déconnectée de la question du co-développement »

« La question de l'immigration ne peut pas être déconnectée de la question du co-développement. C'est par le droit des familles à vivre dignement dans leur pays d'origine que l'on mettra fin à l'immigration clandestine. Pour cela, il  faut réussir le développement des pays pauvres. »
Forum mondial des droits de l'Homme, Nantes, 10/13 juillet 2006


On ne peut pas célébrer le co-développement d’un côté et réclamer une « immigration choisie » de l’autre :

« Immigration choisie. Mais qu’est-ce que cela veut dire ? On irait piller les cerveaux des anciennes colonies françaises après avoir pillé pendant des années et des années leurs matières premières ? Ce n’est pas acceptable. L’intérêt de ces pays et le nôtre, c’est un co-développement fondé sur le respect de ce qu’ils sont, de leurs savoir faire, et sur le respect de nos obligations. C’est ainsi que nous pourrons négocier sereinement avec eux une politique de régulation des migrations internationales. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


La coordination européenne est aussi importante pour le co-développement que pour la réponse aux flux migratoires :

« France, Italie, Espagne : nous sommes tous confrontés à une immigration en provenance d'Afrique et nous devons mettre en place des coopérations, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, et en même temps, penser les problèmes de co-développement avec l'Afrique de façon coordonnée. »
17 septembre 2006, Madrid 


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Publié dans Ce que j'ai dit...

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J
L'énergie solaire n'est pas réservée à l'Afrique. Il faut la penser comme une des sources d'énergie renouvelable et ne pas la cantonner à une zone géographique.
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N
Exact mais il est certain que les zones fortement ensoleillées comme l'Afrique, l'Amérique Centrale, ou l'Océanie ont un plus fort potentiel de rendement au niveau solaire que nos contrées tempérées. Celà dit, il ne faut pas se priver de l'apport su solaire. Les Allemands, par exemple, l'ont bien compris.