Ce que j'ai dit sur... L'environnement

Publié le par Nicolas Gatineau

« Il serait grand temps d'engager les changements radicaux qui s'imposent »

« Il serait grand temps d'engager les changements radicaux qui s'imposent en matière de politique énergétique pour limiter nos émissions de gaz à effet de serre […] »
Le Monde, « Canicule, les vraies causes », 2 août 2006

Le gouvernement de la droite est trop laxiste :

« Les récentes propositions [gouvernementales] d'allocation de quotas d'émission de CO2 aux différents secteurs industriels pour la période 2008-2012 (plan national d'allocation des quotas) marquent une augmentation par rapport au premier plan (2005-2007) […] alors qu'en toute logique, il fallait imposer une réduction pour contribuer à limiter les changements climatiques dont la canicule n'est qu'un symptôme. De nombreux experts avaient pourtant démontré qu'une réduction de 13 % de ces autorisations d'émission était tout à fait possible ! […]  Pour sortir de ce cercle vicieux, les citoyens et les collectivités locales attendent des mesures concrètes de promotion de l'habitat bioclimatique et des bâtiments de haute qualité environnementale (HQE), un soutien déterminant aux économies d'énergie et à la promotion des énergies renouvelables qui peuvent offrir le confort auquel chacun aspire en évitant d'aggraver les perturbations du climat de la planète.
Le Monde, « Canicule, les vraies causes », 2 août 2006


Un vice-Premier ministre chargé du développement durable ?

« Ce n'est pas en réglant des problèmes de structure gouvernementale que l'on règle des problèmes planétaires de cette importance. C'est dans une volonté politique globale au plus haut niveau, avec une volonté de rupture. Il faut imaginer dès maintenant la question de l'après-pétrole ; c'est-à-dire comment allons-nous vivre dans une société où il y aura moins d'énergie où il faut économiser cette énergie ? »
RTL, 2 août


« Il faut anticiper plutôt que subir les mutations, et faire le choix du développement économique : investir dans la recherche, créer de nouveaux métiers »

« Il faut anticiper plutôt que subir les mutations, et faire le choix du développement économique : investir dans la recherche, créer de nouveaux métiers… Ce défi  doit être vu comme une chance, et non pas  comme un handicap supplémentaire. La priorité, ce sont les économies d’énergie. Nous gaspillons environ 40% de l’énergie consommée dans une maison : 40%, c’est considérable. Là encore, les pays nordiques montrent l’exemple. Leurs maisons ne gaspillent pas d’énergie. Dans les industries, tout est recyclé, et cela, depuis très longtemps. Imaginez qu’en France, on en est encore à construire des incinérateurs. Dans l’Europe du Nord ou en Allemagne, c’est  terminé ».
Ikono, juillet 2006


L’Europe doit être moteur :

« Comment peut-on continuer à accepter que l’Europe ne respecte pas ses obligations inscrites dans le protocole de Kyoto ? Comment ne pas voir que c’est en unissant nos compétences et nos forces que nous pourrons préparer le plus rapidement possible l’après-pétrole et le passage aux énergies renouvelables ? Comment ne pas voir que, dans tous les pays européens, nous sommes confrontés aux mêmes problèmes de santé, souvent liés d’ailleurs à la dégradation de l’environnement ? Comment ne pas voir la crise avicole, les menaces sur la qualité et la sécurité alimentaires, les risques sanitaires qui en résultent ? Comment tolérer que, dans nos pays développés, une femme sur dix soit désormais frappée par le cancer du sein ? Et nous n’aurions pas la capacité, avec nos chercheurs et nos équipes de médecins, de mettre en commun nos moyens pour combattre les dangers qui pèsent sur notre environnement, pour faire reculer ces maladies souvent directement liées à la présence de pesticides dans l’alimentation ?
Mais si, nous en avons la capacité ! […] Nous avons une responsabilité d’autant plus grande que l’Europe dispose de beaucoup de moyens scientifiques et que l’on sait à quel point le réchauffement climatique creuse encore les écarts et les inégalités entre les pays : ceux qui souffrent déjà de la chaleur et de la sécheresse vont souffrir encore davantage. Et si nous n’y prenons pas garde, ces problèmes d’environnement seront demain des menaces supplémentaires pour la sécurité du monde. Voilà à quoi doit répondre l’Europe et nous y répondrons ».
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« La France pourrait devenir le pays de l'excellence environnementale »



« La France pourrait devenir le pays de l'excellence environnementale. Si des décisions rapides étaient prises dans le domaine de la fiscalité écologique, la France pourrait monter plus vite en puissance sur le plan environnemental. C’est dans les éco-industries que sont les emplois du futur. »
Poitiers, 14 septembre 2006, Expérimentation de TER fonctionnant avec 30% de diester


Appliquer systématiquement le principe pollueur/payeur :

« Non seulement, il faut appliquer ce principe, mais aussi accélérer la mutation de l’agriculture vers l’agriculture biologique. Aujourd’hui, c’est un créneau assez étroit. La région Poitou-Charentes s’est massivement engagée dans l’agriculture biologique. Il faut sortir d’une agriculture subventionnée sur des  critères de productivité ».
Ikono, juillet 2006


Interdire la culture des OGM à l’air libre :

« Au nom du principe de précaution, et parce que la dissémination des OGM a un impact qui n’est pas totalement maîtrisé. Il peut y avoir aujourd’hui des cultures OMG en plein champ, sans même que les maires ou les habitants en soient informés. En revanche, il ne faut pas tomber dans l’obscurantisme qui consiste à arrêter toutes les recherches. Il faut aussi poser la  question de l’impact de l’utilisation des OGM sur les rapports Nord-Sud ».  
Ikono, juillet 2006


« Notre opposition aux essais d’OGM en plein champ (…) ne procède naturellement d’aucun obscurantisme hostile à la science mais d’un principe de responsabilité à la fois alimentaire et économique… Dans ce domaine comme dans d’autres, la droite, qui diffère d’année en année la transposition d’une directive européenne de bon sens, préfère malheureusement le culte du secret au choix de la transparence. Pourtant, de nos jours, la candeur scientiste du 19ème siècle n’est plus de mise et la vraie modernité consiste à se poser à temps les bonnes questions en n’abandonnant pas aux experts et aux lobbys le monopole de décisions qui concernent toute la société ».
Université d’été d’Attac, 25 août 2006

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