Ce que j'ai dit sur... La Politique étrangère

Publié le par Nicolas Gatineau

La France doit affirmer « une ambition sans arrogance et conforme à ses actes »

« La France est inaudible parce qu'elle ne met en oeuvre ni chez elle ni dans sa politique étrangère ce qu'elle proclame à l'extérieur. Les beaux discours de Jacques Chirac sur les Droits de l'Homme ou sur l'environnement ne sont pas appliqués. Cela ridiculise notre pays et ruine sa crédibilité. Avec François Mitterrand, la France tenait son rang parce qu'on la créditait encore d'une vision en phase avec son histoire et avec l'état du monde. Il faut redonner à la France une voix qui porte. Elle l'aura si elle est capable d'éclairer sans passéisme les transformations que nous vivons, si elle affirme une ambition sans arrogance et conforme ses actes. »
Le Monde, 22 juin 2006


Si elle met ses actes en conformité avec ses paroles, la France retrouvera sa place dans le monde et dans l’Europe :

« Je veux, avec vous, une France forte, qui retrouve sa place dans le monde et dans l’Europe. Parce que la France a besoin d’Europe pour mieux faire face aux dérives de la mondialisation. La France a besoin d’Europe pour être en paix à l’intérieur et sereine à l’extérieur, sans agressivité mais sans concession non plus sur ce que doit être son rôle.
Je m’oppose à une diplomatie rhétoricienne, sans crédit. Je veux une diplomatie du partenariat exigeant, libre dans sa parole parce qu’un allié authentique est quelqu’un à qui on peut dire la vérité.
Je veux une France juste à l’extérieur de ses frontières car, dans un monde qui se déchire, hanté par les conflits de civilisation, la justice est ce à quoi nous aspirons tous à l’échelle de la planète, de Bagdad à Kaboul ou à Guantanamo. »
Discours de Vitrolles, 29 septembre 2006


« Il faut redéfinir tous ces enjeux de façon plus démocratique »

« Il faut redéfinir tous ces enjeux de façon plus démocratique. Aujourd'hui, le Parlement est très peu associé à la politique étrangère. Les Français sont passionnés de politique. Ils ne sont, contrairement à ce qu'on dit, pas indifférents aux questions internationales. Les grands choix diplomatiques, ça les regarde. »
Le Monde, 22 juin 2006


« Il faut de la transparence »

« Trop longtemps la politique étrangère et la politique d’aide au développement ont été confisquées par quelques experts. Il faudra de la transparence, il faudra débattre publiquement de ces questions car les Français ont le droit de savoir et de participer aux décisions qui les concernent. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


Notamment sur la politique d’aide au développement

« Il faudra revoir de fond en comble notre politique d’aide au développement et en débattre avec tous les Français car ces choix les concernent. Ils ont le droit de savoir où va cet argent, comment il est utilisé, avec quelles garanties contre les gaspillages, contre la corruption et contre le détournement des aides. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« Il n’y a plus que Bush pour penser que le monde est plus sûr »

« Le monde actuel est instable et dangereux. La fin de la guerre froide ne l’a pas pacifié.
La guerre du Liban et les menaces terroristes nous le rappellent. La recrudescence des inégalités nourrit le ressentiment, les haines nationalistes et les fièvres identitaires attisent bien des brasiers. Les guerres préventives aggravent les problèmes qu’elles prétendent traiter. Il n’y a plus que Bush pour penser que le monde est plus sûr depuis l’occupation de l’Irak. Et le conflit au Liban vient de confirmer l’expérience d’une certaine impuissance de la force. »
20 août 2006 Fête de la Rose de Frangy en Bresse


« Le premier facteur de déstabilisation du monde, c’est la misère »

« La France doit le dire haut et fort : le premier facteur de déstabilisation du monde, c’est la misère, ce sont les inégalités qui se creusent, c’est l’humiliation de ceux qui sont bafoués ; c’est d’abord cela qui pousse à la violence et permet toutes les manipulations. »
20 août 2006 Fête de la Rose de Frangy en Bresse


« Dans ce monde-là, la France n’a pas le droit de jouer un rôle effacé »

« Dans ce monde-là, la France n’a pas le droit de jouer un rôle effacé. Elle est membre permanent du Conseil de Sécurité. Sa géographie et son histoire la mettent au contact de l’Afrique, de l’Asie et du Moyen-Orient, d’où viennent certes des menaces mais aussi de solides amitiés, des attentes fortes et un formidable potentiel de développement.
Dans ce monde-là, ni la peur ni le simplisme comme la théorie de « l’axe du Mal » ne sont bons conseillers. Raison de plus pour être réalistes mais créatifs, pour faire preuve de sang-froid et préférer le pouvoir de convaincre à l’étalage de l’arrogance. Regardons où sont les chances de notre pays, quels droits déniés nous pouvons utilement défendre, quelle contribution efficace nous pouvons apporter à la résolution de certains conflits. Ne nous résignons pas à une certaine impuissance de l’Europe qui, loin de renforcer la France, l’affaiblit mais assumons aussi, si nous voulons être crédibles, notre part de responsabilité. »
20 août 2006 Fête de la Rose de Frangy en Bresse


« Mettre le développement, la santé et l’éducation au cœur de notre politique étrangère »

« Pour agir efficacement pour la paix et la sécurité dans le monde, pour agir contre la faillite des Etats et contre les trafics de toutes sortes, il faut mettre le développement, la santé et l’éducation au cœur de notre politique étrangère. »
Discours de Vitrolles, 29 septembre 2006


« L’Europe est le seul acteur qui puisse équilibrer les relations internationales dans le sens de la paix »

« La paix. On dit que cet objectif ne correspond plus à la réalité. C’est faux. Certes, il ne s’agit plus de réconcilier la France et l’Allemagne. Mais, à l’Est de l’Europe, la perspective de rentrer dans l’Union européenne a joué un rôle décisif pour apaiser les vieilles haines nationales, toujours promptes à se réveiller, comme l’a montré le contre-exemple yougoslave. Aujourd’hui, on le voit au Liban, le monde a besoin de l’Europe, seule puissance pacifique capable de représenter une alternative à l’hyper puissance américaine. (…) Il est dans la nature d’une puissance solitaire et sans contrepoids de décider unilatéralement et d’être tentée par l’usage de la force. L’ordre international a besoin d’équilibre. (…)
L’Europe est le seul acteur qui puisse équilibrer les relations internationales dans le sens de la paix. Il ne faut donc pas se résigner à l’impuissance et aux divisions actuelles même si celles-ci sont enracinées dans des années d’histoire diplomatique. Le Moyen Orient, l’Afrique, la Russie sont nos voisins : l’Europe doit définir sa politique à leur égard. La France doit sans relâche œuvrer à faire émerger des positions communes à 25 et, si c’est impossible, se donner les moyens d’agir avec le plus grand nombre d’Etats décidés à défendre les mêmes valeurs et le même souci de paix et d’équilibre. »

« Rétablir immédiatement les aides européennes aux palestiniens »

« Je pense qu’il faut rétablir immédiatement les aides européennes aux palestiniens. Si le désespoir s’installe, la guerre civile aussi. Compter sur cette perspective pour éliminer le Hamas est irresponsable. Je suis au demeurant convaincue que les peuples israéliens et palestiniens veulent la paix. »

« Une conférence internationale pour la paix au moyen orient »

« Je souhaite que l’Europe prenne l’initiative de proposer une conférence internationale pour la paix au moyen orient, dans le même esprit dans le même esprit que la conférence tenue à Madrid en 1991. »

« L’Europe doit continuer ses efforts diplomatiques pour contrer les dangers du nucléaire militaire iranien »

« L’Europe doit continuer ses efforts diplomatiques pour contrer les dangers du nucléaire militaire iranien. Les menaces explicites contre Israël et les provocations verbales sont intolérables. La voie de la diplomatie avec l’Iran repose aussi sur la reconnaissance du rôle de ce pays dans la région. »

« La lutte contre le terrorisme doit être une priorité de l’Union Européenne »

« La lutte contre le terrorisme doit être une priorité de l’Union Européenne. Beaucoup de chose ont été faites notamment dans le cadre d’Eurojust et l’Interpole qui mériteraient de recevoir davantage de moyens. Je souhaite, pour mieux coordonner les moyens judiciaires, la mise en place d’un parquet européen. »
L’Europe par la preuve, conférence de presse du 11 octobre 2006


cf. « Ce que j’ai dit sur… l’Europe » (http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=ceque&id=205)


« L’utopie réalisable de ce siècle : que les pays pauvres et notamment ceux d’Afrique sortent de la misère grâce à un co-développement mieux pensé »

« Elle est là l’utopie réalisable de ce siècle : que les pays pauvres et notamment ceux d’Afrique sortent de la misère grâce à un co-développement mieux pensé, plus solidaire et plus efficace. C’est là que se situe la vraie réponse au problème des migrations de la misère. C’est là qu’il faut remettre de la morale universelle. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« La France doit donner l’exemple » …

« Dans un monde instable où le terrorisme et le risque de dissémination nucléaire menacent la paix, alors que les peuples aspirent à la justice et à la dignité, la France doit renforcer son rôle. Aider les pays pauvres à vaincre la misère en les traitant comme des partenaires égaux et en conduisant avec eux un co-développement efficace : cette utopie concrète est à notre portée et la France doit en donner l’exemple, pour construire ainsi, également, une politique d’immigration partagée. »
Profession de foi, candidature à l’investiture du Parti socialiste, 11 octobre 2006


… en coordination avec ses partenaires européens

« France, Italie, Espagne : nous sommes tous confrontés à une immigration en provenance d'Afrique et nous devons mettre en place des coopérations, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, et en même temps, penser les problèmes de co-développement avec l'Afrique de façon coordonnée. »
17 septembre 2006, Madrid 


cf. « Ce que j’ai dit sur… le co-développement » (http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=ceque&id=122)


L’environnement : « un enjeu géostratégique qui rend possibles des guerres de l'énergie dévastatrices »

« Une fois l'histoire écrite, il arrive que ceux d'après s'étonnent de l'inconscience de ceux d'avant : comment ont-ils pu ne pas comprendre, ne pas agir à temps ? Pour le pétrole, nous n'aurons pas l'excuse de l'ignorance : nous savons. Les réserves s'épuisent. Avec la rareté vient la cherté. La concurrence pour la maîtrise des approvisionnements, avivée par l'appétit des pays émergents, devient un enjeu géostratégique qui rend possibles des guerres de l'énergie dévastatrices. Les émissions de gaz à effet de serre menacent directement la survie de l'humanité. Raréfaction de la ressource, indépendance énergétique, catastrophes climatiques, sanitaires et sociales, sécurité du monde : la préparation de l'après-pétrole est une urgence politique. »
Les Echos, 9 octobre 2006, Il faut sortir des demi-mesures pour réussir la mutation énergétique


cf. « Ce que j’ai dit sur… l’environnement » (http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=ceque&id=161)

Publicité

Publié dans Ce que j'ai dit...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article