La Face cachée du Programme de Jean-Loup Metton ou tout ce que le Maire sortant ne veut pas que vous sachiez sur son bilan... (Partie I)
Si comme moi vous habitez Montrouge, vous avez du recevoir le programme de Jean-Loup Metton, Maire sortant, dans votre boîte aux lettres. Vous avez sûrement remarqué la présentation soignée, presque institutionnelle, le gros volume de texte et peut-être vous êtes vous dit que ça montrait le sérieux du premier magistrat de la Ville et que c’était rassurant de voir qu’il avait encore des choses à proposer.
Mais en creusant un peu, on découvre des choses pour le moins… surprenantes.
Mais d’abord, faisons un détour par le contexte général.
Monsieur Metton nous dit qu’au niveau de la gestion d’une ville, l’orientation politique n’a aucune importance et qu’il faut prendre les meilleurs et les plus compétents de chaque bord et que pour preuve, 80% des décisions prises par le Conseil Municipal sont votées à l’unanimité. Si nous étions dans un petit village de 500 habitants, ce que dit Monsieur Metton serait vrai. Or, nous sommes dans une ville de 42.000 habitants où quasiment tout l’échiquier politique français est représenté et oui, même s’il y’a des gens compétents dans tous les partis dans une ville comme la notre, la différence entre une gestion de gauche et une gestion de droite commence à se voir.
Oui, 80% des décisions prises en Conseil Municipal sont votées à l’unanimité et curieusement, c’est dans les 20% qui ne le sont pas que se situe la différence entre une politique de droite et une politique de gauche dans une ville comme la notre. Et curieusement, ces 20% ne sont pas un détail mais sont capitaux. Vous avez du mal à le croire ? Allez donc sur le site de la ville pour lire les comptes-rendus des Conseils Municipaux, presque tous ceux de la présente mandature s’y trouvent et vous verrez que la majorité sont des décisions techniques, des votes pour financer les services publics de la Ville, subventionner des Associations enfin des choses avec lesquelles qu’on soit de gauche ou de droite on ne peut qu’être d’accord. Par exemple, je voudrais bien voir un élu de gauche refuser de financer la remise en état du réseau d’assainissement (communément appelé égouts) sous prétexte que le Maire est de droite. Ainsi, à Montrouge du PCF au MNR en passant par le PS, l’UMP et l’UDF (à l’époque), c’est l’union sacrée pour dire que c’est une nécessité vitale que d’évacuer les eaux usées des Montrougiens sans polluer la nappe phréatique.
Pour ne pas demeurer dans des questions terre à terre, on peut aussi parler d’un autre sujet de consensus qu’est le métro.
La CMP et le département de la Seine prévoyaient déjà en 1928 de prolonger la ligne n°4 du Métropolitain de la Porte d’Orléans à la Mairie de Montrouge à l’époque où un certain Arthur Auger, un Radical Socialiste était Maire de notre ville.
Et là les plus jeunes de nos lecteurs doivent se dire « mais qu’est ce que c’est que cette langue qu’il nous cause ? »
Je traduis : La CMP (Compagnie du chemin de fer Métropolitain de Paris) était la plus importante des deux compagnies privées qui se partageaient la gestion du métro à cette époque. Un Radical Socialiste ne doit pas être confondu avec un Radical de Gauche mais c’est quelque qu’un qui est républicain et laïque ; un bon exemple est Georges Clémenceau.
Bon et bien tous les Maires de Montrouge qu’ils aient été socialistes comme Emile Cresp ou Gaston Thil ou de droite comme Henri Ginoux ou Jean-Loup Metton et leurs opposants de même comme les générations de Montrougiens qui se sont suivies depuis 1928 ont ardemment voulu, souhaité, désiré, convoité le prolongement par la CMP puis par la RATP de la ligne 4 du métro. Alors, quand après moult péripéties ayant retardé le projet (une guerre mondiale avec occupation du territoire de la Commune par l’ennemi, construction du Boulevard Périphérique en tranchée empêchant les rames Sprague-Thomson de passer en dessous), l’Etat, la Région, et le Département votent les crédits, s’il se trouvait un élu pour ne pas voter les crédits nécessaires à la partie des travaux incombant à la ville, cet élu là se ferait sortir de la ville avec du goudron et des plumes. Petit détail amusant pour bien montrer qu’il peut arriver qu’il y’ait un consensus même à plus haut niveau que la Commune : L’Etat à l’époque où les budget pour le métro est attribué dans le contrat de plan Etat-Région, c’est Jacques Chirac (droite) mais celui qui dirige la politique intérieure, c’est Lionel Jospin (gauche), la Région, c’est Jean-Paul Huchon (gauche), le Département, c’est Nicolas Sarkozy (droite) et tout ce monde là a réussit à se mettre d’accord pour qu’il y’ait prolongement du métro à Montrouge et à Bagneux pourtant, personne n’ira dire que Lionel Jospin, c’est la même chose que Nicolas Sarkozy.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, c’est dans les 20% de décision où les avis divergent que se situe la différence, le clivage entre la droite et la gauche et ce clivage, n’en déplaise à Monsieur Metton, dans une ville de 42.000 habitants ça commence à compter. Ce sont ces 20% qui font qu’on va ouvrir la Maison des Associations et le Forum des Associations à toutes les associations et pas seulement à celles soit qui ne traitent en aucun cas de sujet politiques soit qui sont inféodées au Maire sortant. Ce sont ces 20% qui vont faire qu’il y’aura de la démocratie participative locale ou pas, ce sont ces 20% qui font qu’il y’a un mieux disant pour l’éducation ou pas, ce sont ces 20% qui font qu’on livre la ville à l’appétit des promoteurs ou pas, ce sont ces 20% qui font que la ville conservera sa mixité sociale ou pas, ce sont ces 20% qui feront que la ville deviendra exemplaire en matière d’écologie ou restera continuera à ne pas prendre d’initiatives non encore prévues par la Loi, ce sont ces 20% qui ont empêché la démolition de l’église Saint Jacques la Majeur et du quartier environnant en vue de leurs remplacement par un centre commercial, ce sont ces 20% qui ont empêché le changement de sens de circulation de l’avenue de la République, des rue Fénelon et de Saisset sans concertation préalable aucune avec les riverains concernés, ce sont enfin ces 20% qui feront de Montrouge une ville qui saura affronter l’avenir en gardant son âme de village ouvert à des citoyens de toutes origines ou un dortoir pour riche type Levallois, autrement dit, un Neuilly sans verdure pour parvenus. Et ce n’est pas parce que Jean-Loup Metton ouvre sa liste à une personne de gauche, ce n’est pas parce que Monsieur André Bergeron le soutien et ce n’est pas parce que Monsieur Metton et tous ces colistiers qui appartiennent tous à l’UMP, au Nouveau Centre ou au Modem ne veulent pas afficher leur étiquette que les Montrougiens seront dupes : La gestion de Monsieur Metton depuis 14 ans est une gestion de droite, sa liste est la liste de la droite soutenue par l’UMP, la deuxième de liste de Monsieur Metton est Madame Muriel Gibert, chef de file de l’UMP à Montrouge et si par malheur, Monsieur Metton était reconduit dans ses fonctions, il continuerait à appliquer une politique de droite.
Maintenant, attaquons nous au vif du sujet : le programme de Monsieur Metton :
I/ Urbanisme et cadre de vie :
Il est à noter que dans cette section de son programme comme dans toutes les suivantes, Jean-Loup Metton découpe en deux parties : ce qu’il a fait et ce qu’il veut faire s’il est réélu.
Dans son bilan, Monsieur Metton oublie de nous dire qu’il a fait adopter un PLU (Plan Local d’Urbanisme) sujet à discussion car présentant une vision très particulière de Montrouge (résidentiel haut standing à caractère parisien composé d’ilots bâtis en front bâti continu sur une hauteur d’une dizaine d’étages avec des jardins en cœur d’ilots, le tout entouré par des activités cantonnées aux bordures de la ville le long de grands axes de circulation et ponctué par un grand axe commerçant au centre). Ce PLU a été voté par la majorité de droite suite à une concertation réduite au minimum.
Mais tournons nous vers le futur.
Monsieur Metton nous dit qu’il entend achever la ZAC des portes de Montrouge (qui est située Porte de Chatillon pour simplifier la vie des passants qui seraient perdus dans Montrouge) autour d’une école maternelle. Et bien oui, ça c’est de la vision, ça c’est un projet : terminer quelque chose qui a été commencé. Ca va peut-être vous surprendre mais je vous prédis que quelque soit le résultat des élections des 9 et 16 mars, cette ZAC sera achevée. Oui, elle sera achevée quelque soit le nom du nouveau Maire. Une ZAC est un projet qui engage la Ville envers plusieurs partenaires dont le Département et la Région. Par conséquent, mettre dans son programme qu’on va achever une ZAC est un non sens car toute ZAC commencée doit être achevée que ce soit le Maire sortant ou un nouveau Maire qui le fasse.
C’est encore plus vrai pour le métro. Il ne faut pas croire une seule seconde qui si la Municipalité changeait de camp, que si Wilfrid Vincent devenait Maire de Montrouge, les travaux du métro s’arrêteraient ; ils continueraient de même pour la raison précise que j’ai expliquée en introduction de cet article.
Quant a la transformation de l’ancien Centre Administratif (vous savez, le beau bâtiment en brique rouges muni d’un beffroi du plus bel effet face à la Mairie) en Centre Culturel et de Congrès, les travaux préparatoires sont déjà commencés et le budget a été voté l’an dernier. Ce n’est donc pas un nouveau projet, c’est un projet en cours, tout bêtement.
Idem pour l’agrandissement de la place Emile Cresp et la construction d’une galerie commerciale pour réimplanter les commerces actuellement sur le site (autrement dit au pied des deux immeubles qui vont être démolis pour libérer de l’espace pour les ascenseurs du métro). Ce projet a été voté en 2006 à l’unanimité vu que c’est pour permettre aux personnes handicapées de prendre le métro, autrement dit, c’est une condition sine qua non pour que le métro arrive. C’est là encore un projet en cours.
Sur ces trois points, Jean-Loup Metton aurait pu économiser de l’encre ou le mettre dans une section « projets en cours ».
En ce qui concerne la requalification de l’Avenue Aristide Briand, autrement dit, la Nationale 20, véritable autoroute urbaine isolant le quartier est du reste de la ville, c’est quelque chose qui dépend de l’Etat qui cède la RN 20 et du Département. Or le Département n’est pas géré par le Conseil Municipal de Montrouge mais par le Conseil Général. La Ville peut demander des choses mais ce projet sera réalisé par le Département, en concertation avec les villes (Montrouge, Bagneux, Arcueil, Gentilly et… Paris) ainsi qu’avec les départements limitrophes du notre. Pour ce projet, il convient donc de s’adresser au Conseiller Général du Canton que Jean-Loup Metton connaît très bien vu que c’est lui-même. Le fait que Jean-Loup Metton confonde ainsi ses deux mandats montre s’il en était besoin les problèmes que pose le cumul des mandats.
Pour le logement, Monsieur Metton nous annonce qu’il veut construire des logements sociaux pour maintenir le ratio actuel. Ah… ? Il n’en a pas construit un seul sauf dans les ZAC parce qu’il y’a une loi qui n’est pas la fameuse loi SRU qui stipule qu’il faut 20% de logements sociaux dans une ZAC. Bon sang, mais c’est bien sûr ! La ZAC des portes de Montrouge, c’est là qu’on va construire des logements sociaux, pas parce que c’est une volonté politique mais parce que c’est l’application de la Loi. En plus, on peut faire des logements pour des fonctionnaires ou des employés logés par des organismes privés ne logeant pas de Montrougiens. Pour les familles modestes et les jeunes Montrougiens débutant dans la vie : rien, que dalle, nib de nib à l’OPHLM.
Autre proposition, l’achèvement du programme de rénovation et d’embellissement des rues. Là, la beauté est une notion très subjective qui dépend du goût d’un seul homme : Jean-Loup Metton. Si on peut à juste titre se réjouir du fleurissement de nos rues, on peut en revanche s’interroger sur la démolition progressive de tous les bâtiments qui ne sont pas de la « bonne » hauteur ou pas au « bon » alignement.
La transformation de la rue Sadi Carnot en rue semi piétonne en rue des métiers d’arts semi-piétonne me semble une bonne idée mais il manque le fait qu’il serait sans doute bon afin d’en faire un lieu de convivialité nocturne que les cafés présents dans cette rue aient le droit d’ouvrir après 23H00, les week-ends en particuliers. Il serait aussi nécessaire que la chose se fasse en concertation et avec la participation des riverains. Enfin, il serait bon que de tels axes de convivialité puissent être réalisés, sur d’autres thèmes, au sud-ouest et à l’est de la ville.
L’emplacement du nouveau parking en centre ville peut être sujet à discussion. En effet, l’augmentation de la population n’a pas touché que le centre ville et de nombreux Montrougiens ont des problèmes pour garer leur véhicule. Il serait mieux que le nouveau parking soit décentré.
L’avant-dernière proposition prête à rire. Ceux qui connaissent la station de taxi face à la Mairie savent que les seuls taxis qui s’y arrêtent sont ceux dont les chauffeurs viennent manger là. La borne ne fonctionne plus (j’ai essayé). La station était avant face à un café qui se situait à l’emplacement où se trouve aujourd’hui le Rubeo-Monte a été déplacé il y’a une quinzaine d’années. Comme cette station ne concerne que les Montrougiens, là où elle est située, si un taxi se posait là et prenait une course, il devrait aller à la Porte de Montrouge, tourner à droite et revenir dans Montrouge par l’avenue Henri Ginoux. Bilan, plus aucun taxi ne fréquente cette station. Il est heureux de voir que le Maire sortant pense enfin à la déplacer. Mieux vaut tard que jamais !
II/ Environnement, Développement durable et espaces verts :
Dans cette section, nous pouvons découvrir quelques choses amusantes.
Première chose, il est probable que vous ne sachiez pas où se trouve les nouveaux squares cités dans la partie bilan de Monsieur Metton. C’est normal, ces squares sont enserrés au milieu d’ilots récents. Ainsi, le Jardin des Oliviers (pas celui où Judas trahit le Christ, mais celui situé dans l’ilot situé juste derrière le buste d’Henri Ginoux, est il une sorte de place plantée au milieu des immeubles. Pour y accéder, on doit fournir un porche et passer sous des logements. Si on ne sait pas que ces jardins sont là ou si on n’a pas un plan de Montrouge, il est impossible de découvrir leur existence.
La deuxième, ce sont les pistes cyclables. La première, avenue de la Marne est la seule effectivement réalisée par la Municipalité. Mais elle pose plusieurs petits problèmes surtout si on est cycliste :
La piste cyclable avenue de la Marne : Pas de connexion avec le reste du réseau routier, des pieds d’arbres fleuris mordant sur la bande de roulement, une signalisation aberrante, des barrières de séparations dangereuses, une mauvaise signalisation pour les piétons traversant la piste…
Et oui, tout cela fait que mis à part pour apprendre à ses enfants à faire du vélo (et encore) cette piste en l’état ne sert à rien.
Quant à la soit disant piste cyclable partielle à l’entrée nord de la ville sur l’avenue Henri Ginoux, il s’agit d’une bande de bus élargie où les vélos peuvent circuler en sécurité mais c’est une réalisation que le Maire sortant ne peut en aucun cas s’approprier vu que l’Avenue Henri Ginoux est la Départementale 128 et que donc les travaux sur cette voie relèvent du Conseil Général des Hauts-de-Seine.
Le fait que la Maire parle des zones 30 nous amène à quelque chose de très amusant concernant l’interprétation très particulière que Monsieur Metton fait du code de la route et des zones 30.
Selon le code de la route, une zone 30, de Lille à Marseille et de Strasbourg à Brest (et même au de là de nos frontières, ça commence comme ça :
Et ça se termine comme ça :
Mais pour Jean-Loup Metton… mais plutôt que vous abreuver de longs discours, je vous propose un petit documentaire sur les limitations de vitesse dans la rue Arthur Auger.
PROMENADE RUE ARTHUR AUGER
Vidéo envoyée par HIGGINSATOR
Mais assez parlé du passé, parlons du futur.
Les promesses de Monsieur Metton en matière d’environnement sont au tout venant. On va de la création de promenades à thème dans nos jardins jusqu’aux panneaux solaires sur les édifices publics.
Je m’arrête juste sur quelques mesures :
-La création de promenades à thèmes dans nos jardins… Il peut être effectivement passionnant de se promener dans un espace vert dont la perspective est bouchée et enserrée d’immeubles comme celui-ci :
-La création d’un maillage de pistes cyclables sur les routes départementales… Comme leur nom l’indique, les routes départementales sont gérées par le Département et non par la Ville.
-La mise en place avec ou sans la Ville de Paris d’un système de vélos en libre service… Sans la ville de Paris, on aurait un « MontrougeLib’ » fort utile pour aller de la Place Jean-Jaurès à la Maire ou de la Place Jules Ferry à la Porte de Montrouge, face à la station Vélib’ parisienne pour assurer la correspondance. Soyons sérieux, sans la Ville de Paris, un tel projet est irréalisable pour une ville comme la notre ou alors, pourrait être viable à l’échelle d’une intercommunalité (mais vu la totale incohérence géographique de la Communauté de Communes Châtillon-Montrouge, là encore, il y’a un problème) ou alors du département mais là, ça ne dépendrait plus de la Ville.
-L’installation de parcs à vélos près des bâtiments publics… Ca, Monsieur Metton nous le promettait déjà il y’a 7 ans. Et oui, Monsieur Metton a eu une année de rab pour mettre en œuvre son programme et pourtant, point de parc à vélos, point de gymnase, point d’école… J’y reviendrai car ces trois choses qu’il n’a pas faites en sept ans alors qu’il les avait promises, il nous les ressert dans son programme de cette année. Je suis obligé de dire que je ne crois pas d’avantage que Monsieur Metton fera ces choses d’avantage qu’il les a faites durant les sept dernières années.
-La création de citernes d’eau de pluie et pour la vidange de la piscine pour nettoyer les rues (et salir bagnoles et vitrines)… C’est une très bonne idée qui nous vient d’Allemagne. Ca permet de réaliser de vraies économies d’eau. On peut aussi arroser les plantes des jardins avec l’eau de pluie. Je pense aussi que chaque Montrougien qui bénéficie d’une maison individuelle avec jardin devrait être encouragé à avoir sa propre citerne mais cette proposition sous la plume de Monsieur Metton c’est du grand, c’est du très grand ! Avant même d’avoir réussi à remplir la piscine qui est à sec depuis près de 3 ans, il réfléchit à comment la vider ! Or, suivant toute logique, pour vider un récipient (aussi gros soit t’il) il faut qu’il soit plein or la piscine de Montrouge est vide comme le crane que Hamlet tient à la main, comme les bouteilles dans les conteneurs de la collecte sélective, comme les couilles du taureau après la saillie. Ceux qui ont lu le dernier numéro de la « Lettre de Socialistes de Montrouge » savent que ce sujet me tient à cœur. Qu’à t’on répondu (avec talent et humour d’ailleurs) à mon article du côté de la majorité sortante ? Que je fais « plouf » ! Et bien là est justement mon problème avec notre piscine municipale : Je voudrais ardemment faire plouf (mes lombaires en auraient bien besoin) mais je ne peux pas… sauf en vacances au bord de la mer ou en week-end à Chevreuse où le Maire a réussi à créer un véritable complexe aquatique et un nouveau bassin à huit lignes d’eau… sans un seul jour de fermeture de l’établissement. Oui, je sais, pour être juste, il n’y avait pas d’amiante dans la piscine de Chevreuse. Chez nous, il y’en avait et il fallait obligatoirement fermer la piscine quelques mois mais pas trois ans.
A noter enfin que cette idée de réservoirs destinés à recueillir les eaux de pluies et à vidanger la piscine a été votée lors du dernier Conseil Municipale et s’appliquera donc quelque soit le Maire élu à l’issu du prochain scrutin municipal. Idem pour les panneaux solaires, idem pour la fin de rénovation du réseau d’assainissement.
III/ Jeunesse et Enseignement :
A noter qu’il y’a sept ans, Monsieur Metton appelait cette section de son programme « Jeunesse et Prévention ». Il y’avait même un service à la Mairie qui portait cet intitulé. Comme si la jeunesse était un risque alors qu’elle est notre avenir et notre chance et qu’elle fait face à tous les risques. Oui, aussi étonnant que cela puisse paraître, les premières victimes d’agressions et de violences, sont les jeunes. Ceux qui font le plus face au chômage, ce sont les jeunes. Ceux qui ont le plus de mal à ce soigner et qui sont le plus mal informés sur la santé devinez… ce sont les jeunes. Quels sont ceux qui ont du mal à rester à Montrouge quand ils entrent dans la vie active ? Et oui, c’est encore eux, les jeunes.
Dans la partie bilan, le Maire présente des choses positives mais très insuffisantes au vu des enjeux. La rénovation de la salle de cinéma de l’Espace Michel Colucci aurait fort bien pu être classée dans la section culture.
En tant que tenant de la démocratie participative, je dois intervenir ici concernant le Conseil Municipal des Jeunes. Dans son dernier tract, Monsieur Metton reproche à l’opposition de proposer des choses qui existent déjà comme un Comité Consultatif de la Jeunesse et il dit que ça existe déjà vu que c’est le Conseil Municipal des Jeunes.
Alors je dois préciser ici la différence entre ce qu’est un Conseil Municipal Jeunes et un Comité Consultatif de la Jeunesse sans vouloir une seule seconde dénigrer les travaux des jeunes participant au CMJ. Cette différence est essentielle à comprendre car dans un cas on est dans une action d’instruction civique et dans l’autre, dans une démarche de démocratie participative.
Un Conseil Municipal Jeunes est calqué sur ce qu’est un Conseil Municipal des Enfants. Il s’agit de jeunes recrutés sur cooptation de la Direction des Collèges parmi des élèves représentatifs et méritants des classes de 3ème. Leur mandat est de deux ans. Ils participent à des réunions plénières du CMJ avec des élus municipaux de la majorité dont le Maire. Ils assistent à des réunions de commissions. Ils organisent des projets, tels que des expositions, des bals ou participent à l’organisation du Téléthon.
Le Comité Consultatif de la Jeunesse tel que nous l’entendons à Désirs d’Avenir est un Comité participatif permanent réunissant des jeunes de 15 à 26 ans désignés soit par leur volonté et leur engagement à participer soit par tirage au sort. Ce comité serait consulté à chaque fois qu’une décision majeure concernerait les jeunes et son avis serait porté à la connaissance du Conseil Municipal en séance plénière ce qui fait que les élus de la majorité et de l’opposition auraient matière à décider en connaissance de cause. Wilfrid Vincent, même s’il préfère parler de démocratie locale, l’explique exactement comme ça aux jeunes qu’ils rencontrent régulièrement. Monsieur Metton ayant une conception très spéciale des Conseils de Quartier, je le mets au défi, si par malheur pour notre ville il était réélu, de mettre en place un véritable Comité Consultatif de la Jeunesse. Mais je sais déjà ce qu’il fera : il a toujours exercé un pouvoir solitaire. S’il est prêt à mettre en place des actions éducatives, Jean-Loup Metton ne mettra jamais en place de démocratie participative locale.
Passons au projet. Je vous livre telles que les deux premières phrases de ce que Monsieur Metton veut faire dans l’avenir :
« -La construction dans la ZAC des Portes de Montrouge d’une nouvelle école maternelle
-Si besoin est, la construction d’une nouvelle école primaire proche de cette école maternelle »
Alors là, il est très fort ! Il y’a une dizaine d’années, il nous avait promis une nouvelle école dans la ZAC François Ory. Y’a-t-il une école dans ce quartier ? Non… Après, il l’a projetée dans la ZAC Messier puis il s’est demandé s’il ne pourrait pas faire une tentative du côté des terrains de Schlumberger et maintenant… cette école atterrit dans la ZAC des Portes de Montrouge (face à la Porte de Châtillon comme son nom l’indique) et encore, l’école primaire est devenue maternelle, l’école primaire étant hypothétique. Le fait est que Monsieur Metton a inventé un concept intéressant, une nouvelle sorte de serpent de mer montrougien peut-être destiné à remplacer l’arrivée du métro attendue depuis 1928 dans les conversations de bistrots montrougiennes : l’EVM (l’Ecole Virtuelle Mobile) et encore, on est passé du primaire à la maternelle, comme une sorte de régression. (Pour la suite cliquez ici)